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BVP... Le spot interdit !
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Barcelone... |
Arènes de Lachepaillet...
Interdiction faite aux opposants à la torture corridesque
d'approcher le temple bayonnais de la torture animale !
l
Afin de prévenir un éventuel désordre public, le maire aficionado de Bayonne
sort de son chapeau un arrêté
municipal pour tranquiliser ses amis aficionados de corridas et pour que l'on puisse torturer en paix dans les arènes de Lachepaillet !
Monsieur Grenet qui, si on l'écoute bien met l'ordre public à toutes les sauces, l'exhibe comme un fanion, comme un bouclier, avec la peur panique d'un dérapage éventuel. Mais un
dérapage de qui ? Pas de notre part, et Il le sait bien. Nous rappelons que les rassemblements que nous organisons sont toujours des rassemblements pacifiques et ceux des années
précédentes, 2007 et 2008, n'ont jamais généré un quelconque comportement de violence pouvant menacer l'ordre public. Les SIDG de Bayonne et services de police peuvent en témoigner. S'il
craignait des violences c'est parmi ses amis qu'il doit chercher les fauteurs de troubles et ce sont eux qui doivent être éloignés. Mais conformément à sa logique d'aficionado de
corridas, c'est nous qu'il éloigne... Curieux, non !
Le maintien de l'ordre public n'est pour lui qu'un prétexte pour tranquiliser ses amis, amateurs comme lui de torture animale mise en spectacle, qui n'apprécient pas et
ne supportent pas qu'une opposition les pointe du doigt au moment de leur entrée dans cette funeste bâtisse... Cela génère chez eux une poussée d'urticaire (sic !). Et bien que le
droit de manifester et de se rassembler soit inscrit dans la constitution française, Monsieur Grenet ne s'embarrasse pas avec tous ces détails... En tant que premier magistrat de la ville il
a en effet tout loisir d'utiliser l'argument du maintien de l'ordre public, mais il a aussi le devoir de justifier le bien fondé de l'utilisation de celui-ci, d'autant qu'en
matière de tauromachie, il est à la fois juge et parti, et ses décisions
sont loin d’être objectives. Dans notre
cas, il n'apporte effectivement aucun élément de preuve justifiant une telle interdiction. Il s'agit bien d'une mesure illégale, autoritaire et anti-démocratique, donc d'un abus de
pouvoir.
D'autre part, tout le monde a pu remarquer tout au long de cette période estivale que la mairie a utilisé abondamment tous les moyens de communications publics et privés,
panneaux publicitaires, journaux, radio, télés, pour faire la propagande de la tauromachie ibérique, véritable passion de monsieur Grenet, faisant croire aux touristes, qui représentent
il faut le dire la grande majorité des spectateurs, que l'activité de Bayonne est toute entière tournée vers la tauromachie ibérique et que tous les bayonnais sont des
aficionados... Il s'agit d'une main mise du lobby taurin sur la ville de Bayonne, et, comme si ça ne lui suffisait pas, il interdit maintenant les abords des arènes aux rassemblements
d'opposition à la tauromachie, prétextant des troubles
éventuels à l'ordre public ! A quand un
laisser passé de groupe, délivré par la mairie ou par l'office du tourisme, pour accéder aux arènes ?
L'arrêt municipal prévoyait le bouclage de tout le quartier des arènes, avec une zone d'interdiction allant de l'avenue de arènes, en passant par l'avenue Dubrocq et l'avenue de la
Légion Tchèque, ces limites étant elles-mêmes incluses dans la zone d'interdiction. Comme on le voit l'interdiction de l'Avenue de la Légion Tchèque nous interdisait le trajet pour accéder au
centre ville. Grâce aux différentes interventions de la préfecture, Sous-préfecture, des différents services de police et de la sécurité publique, nous avons obtenu que l'avenue de la Légion Tchèque nous soit accessible.
La tauromachie a un statut spécial à Bayonne car elle est soutenue à bout de bras par Monsieur Grenet, premier magistrat de la ville, et par son Conseil municipal tout entier
acquis à sa passion et à ses thèses tauromachiques. Les conséquences pour la ville de Bayonne et pour la majorité des contribuables bayonnais opposés aux
corridas, sont que leurs impôts servent à financer ces spectacles de sang et que des millions d'euros continuent à être engloutis chaque année dans l'organisation de ces
séances de torture animale malgré les déficits qui s'accumulent :
- 209
440 euros en 2008 pour un budget de 2 124 210 euros
- 247
255 euros en 2007 pour un budget de 2 287 976 euros
- 75
979 euros en 2006 pour un budget de 2 036 629 euros
Soit en 3 ans un déficit de 532 674 euros pour un budget de 6 448 815 euros. Pour faire de la maltraitance et de la torture d'animaux un
spectacle public, la mairie de Bayonne a englouti 6 981 489
euros en 3
ans (environ 46 millions de francs). 7 millions d'euros en 3 ans,
pour satisfaire la cruauté et la perversité d'une poignée d'amateurs de torture animale... alors que beaucoup de bayonnais vivent des
situations économiques difficiles.
Il existe en France des zones géographiques (au-dessus d’une ligne Bordeaux – Fréjus) où la cruauté envers les animaux est un acte de délinquance puni par la loi de 2 ans de prison et de 30 000 euros
d'amende par l'application de l'article 521-1 du code pénal et des zones de ce même territoire (le Sud dont fait partie Bayonne) où cet acte de délinquance est toléré à la condition qu'il
soit pratiqué dans une arène et qu'il soit inscrit dans une tradition locale. Dans ce cas ce n'est pas la loi qui s'applique, mais c’est la « tradition » qui
fait force de loi.
Traduction : Si nos ancêtres (du Sud) avaient pris l'habitude de torturer des animaux dans des arènes, alors nous, (leurs descendants) pouvons continuer à torturer dans une arène sans crainte de
poursuite pour maltraitance animale... Si par contre cette même torture est pratiquée à l'extérieur de l'arène, alors c’est la loi qui s'applique puisqu’il s’agit bien de torture
caractérisée. Torturer dans une arène est une tradition, torturer hors de l’arène est une délinquance...
Une même loi condamne des actes considérés comme contraires à l’éthique et en même temps s’incline devant le poids d’une « tradition » en légalisant, en son nom, la brutalité, la
torture, et la mort infligées à des taureaux. Cette loi est non seulement incohérente mais aussi anticonstitutionnelle.
Continuons d'agir pour demander à nos députés de faire leur devoir en soutenant la proposition de loi nº 228 de Mme Marland-Militello, député
UMP des Alpes-Maritimes demandant la suppression de l'alinéa 7 de l’article 521-1 du code pénal.
Continuons d'agir contre tous ceux qui font de la torture animale une activité de distraction.
La corrida relève d’une tradition barbare puisqu’elle fait souffrir des animaux pour distraire des êtres humains. Il est donc du
devoir de tout
élu national d’arrêter cette barbarie (Muriel
Marland-Militello, député UMP des Alpes Maritimes).
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d'intervenir. (Albert Einstein)
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1 million de voix pour déposer / modifier une loi.
-------- O G M |