nouvelle censure sur france 2 !
Le livre de Christian Laborde
CORRIDA BASTA
à nouveau privé d'émission...
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Il est décidemment très mal vu par les médias du service public en France de critiquer ouvertement la tauromachie espagnole, bien que celle-ci ne soit qu'une démonstration de la violence, de
la cruauté et de la perversion de l'homme envers des animaux. Christian Laborde, avec son livre "CORRIDA BASTA" en a fait à nouveau les frais.
En effet, il devait participer, le 25 avril prochain, à l'émission "On n'est pas couché" animée par Laurent Ruquier, mais aux dernières nouvelles, la direction de la chaine FRANCE 2 y a mis son
véto prétextant les débordements (imaginaires) qui auraient eu lieu lors de l'émission "l'0bjet du Scandale"de Guillaume DURAND le 5 avril dernier. Rappelons que Christian Laborde, après y avoir
été invité, en a été écarté, sous la pression de quelques figures du milieu taurin. C'est ce que l'on appelle la pluralité de l'information !
Donc à nouveau, le livre "CORRIDA BASTA" est censuré par les médias du service public, il paraît que ce sujet agace la direction !!! Par contre, quand il s'agit de diffuser des émissions
tauromachiques du style "Signes du Toro" le samedi sur FR3, la direction de la chaine n'est pas génée par le sujet. Quand il s'agit de donner la parole à ceux, majoritaires dans ce pays, qui
dénoncent la tauromachie espagnole pour sa maltraitance animale, tous les prétextes sont bons pour les écarter. Il est consternant de voir à quel point la maltraitance et la torture d'animaux
dans une arène, bénéficie toujours, en France, d'un soutien inacceptable de la part du pouvoir, qu'il soit médiatique ou politique.
Faudra t'il partir en SUISSE pour pouvoir accéder aux médias ? (!!)
Ci-dessous un bel l'article paru dans la presse suisse (Tribune de genève) qui nous change des Guillaume Durand et autres Laurent Ruquier
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Un poète donne l’estocade à la corrida
POÈTE | Christian Laborde signe un pamphlet contre la «chorégraphie charognarde».
© ULF ANDERSEN | Christian Laborde. «Matador: de l’espagnol matar, tuer. Le matador est un tueur, un boucher.»
LIONEL CHIUCH | 18.04.2009 | 00:01
Au service de la mort
La charge est d’autant plus efficace qu’elle se double d’une argumentation très documentée. L’auteur ne se contente pas en effet de dénoncer la cruauté, la vulgarité et les mensonges qui
entourent la pratique de la corrida. Ni de poser des questions: «L’homme est-il encore un homme, un être de culture, un honnête homme quand il écorche, humilie, torture et tue un animal afin que
jouisse la plus grande salope que la terre ait jamais portée: la foule?»
Non, en bon enfant du Sud-Ouest, Christian Laborde connaît son sujet. Il en maîtrise l’histoire et les rituels. Et sait, non sans habilité, tirer profit des propos des adeptes de la corrida pour
appuyer sa démonstration. C’est en les saisissant dans leur «verbiage heroïco-esthétique» qu’il moque ces clients «de la torture codifiée d’un animal privé de ses moyens, de la victoire sans
gloire d’un bourreau fardé comme une pouffe».
Et qu’on ne vienne pas lui rétorquer qu’il s’agit d’un «art». «L’art, c’est le triomphe de la vie, du rêve, du merveilleux (…). Le boucher sévillan, lui, est au service de la mort.» Ni, comme
l’affirme un chroniqueur de Libération, en s’appuyant sur une étude absurde ici démontée, que le taureau ne ressent pas la douleur. «Quand Dieu a créé le monde (…) il a évidemment veillé à ce que
le taureau, contrairement aux autres animaux de la création, ne ressente ni douleur ni souffrance afin que les Espagnols puissent, l’âme en paix, le torturer à plaisir», s’indigne
l’écrivain.
Pour descendre à son tour dans l’arène où l’attendent Cocteau, Hemingway, Roselyne Bachelot et autres fans de saignées publiques, Christian Laborde peut compter sur Gandhi, Zola, Trenet ou encore
l’anarchiste Ernest Cœurderoy. Sur l’écrivain Milan Kundera aussi, qui écrit: «Le véritable test moral de l’humanité, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux. Et c’est
ici que s’est produite la plus grande déroute de l’homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent.»
A ceux qui le taxeraient de «sensiblerie», l’auteur oppose une philanthropie qui n’est pas réservée aux seuls humains. «Les tueurs de taureaux (…) ne sont rien d’autre que de sombres cartésiens»,
«des humanistes au pire sens du terme», constate-t-il.
Mais c’est pour la fin que Christian Laborde réserve le meilleur ou plutôt le pire. En décrivant les tortures qui préludent – pas toujours, heureusement – à la mise à mort de l’animal. Yeux
enduits de vaseline, injections en tout genre, pattes parfois aspergées d’essence de térébenthine, aiguilles cassées dans les testicules, «afeitado» (opération qui consiste à scier, à vif, les
cornes du taureau), etc. Et tandis que l’animal agonise retentit cette question toujours valable d’Ernest Coeurderoy: «Dites si dans cette organisation bestiale, il peut y avoir autre chose que
la soif du sang, une stupide vanité et des instincts féroces?»
Corrida, Basta! de Christian Laborde. Ed. Robert Laffont. 139 pages.